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Que mettre dans le bac vert : le flux des matières organiques du Canada expliqué

Le bac vert — appelé bac brun dans la majeure partie du Québec — est l'endroit où les cuisines canadiennes envoient leurs résidus alimentaires. C'est le flux à la bordure de trottoir le plus lourd, le plus humide et le plus précieux, et celui qui compte le plus de règles locales particulières. Voici ce qui y va, ce qui en reste et comment le gérer facilement tout au long de l'hiver canadien.

Pourquoi les matières organiques ont leur propre bac

Les résidus alimentaires représentent environ un tiers de ce que les ménages canadiens jettent. Enfouis dans un site d'enfouissement, ils se décomposent sans oxygène et relâchent du méthane, un gaz à effet de serre plus de 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Collectés séparément, les mêmes résidus deviennent du compost ou du gaz naturel renouvelable — ce qui explique pourquoi les programmes de matières organiques se sont répandus des précurseurs comme Halifax et Toronto à la plupart des grandes villes, et pourquoi Metro Vancouver a interdit les résidus alimentaires dans les poubelles dès 2015.

Les avantages immédiats à la maison : avec les déchets humides éliminés, le bac de poubelle sent moins, et bien des villes utilisent cet argument pour justifier la collecte des ordures aux deux semaines — le bac vert hebdomadaire devient alors ce qui compte vraiment.

Ce que chaque bac vert accepte

La liste de base est la même partout au pays. Tous les aliments y vont, cuits ou crus :

  • Résidus de fruits et légumes, pelures et trognons.
  • Viande, volaille et poisson — y compris os et coquilles.
  • Produits laitiers, œufs et coquilles d'œuf, pain, riz, pâtes et produits de boulangerie.
  • Marcs de café, filtres à café en papier, sachets de thé et restes d'assiette.

La plupart des programmes acceptent aussi le papier souillé d'aliments qui ne peut être recyclé : serviettes, essuie-tout, graisse des fonds de boîte à pizza et assiettes en papier sans revêtement plastique. Les déchets verts — herbe, feuilles, petites branches — sont acceptés dans les villes qui combinent ces flux, comme le bac vert de Calgary et bien des programmes de bacs bruns au Québec, tandis que d'autres fonctionnent avec une collecte saisonnière séparée des déchets verts.

Ce qui reste dehors — les règles de contamination

La première règle au Canada : pas de plastique, quelle qu'en soit la forme, dans le bac vert. Cela inclut les sacs, l'emballage et — dans presque tous les programmes — les produits étiquetés « compostable » ou « biodégradable ». Les conditions de compostage industriel varient et la plupart des installations canadiennes ne peuvent pas décomposer fiablement ces articles, alors ils sont criblés et envoyés à la mise en décharge de toute façon. Toronto accepte les sacs plastiques comme doublures parce que son système les enlève ; la plupart des autres villes ne le font pas. Vérifiez votre règle locale avant d'acheter quoi que ce soit.

  • Pas de déjections d'animaux ni litière pour chats dans la plupart des programmes (certains, comme Toronto, les acceptent — vérifiez localement).
  • Pas de couches ni de produits sanitaires, jamais.
  • Pas de liquides, d'huile de cuisson ni de graisse — essuyez les poêles avec un papier et mettez-le dans le bac à la place.
  • Pas de terre, de gazon ni de grosses branches ; les déchets verts ont des limites de taille même là où ils sont acceptés.

Ville par ville : comment les grands programmes diffèrent

Toronto : collecte hebdomadaire du bac vert avec poubelle bimensuelle. Insolite, les sacs plastiques sont autorisés comme doublures — le système de traitement les enlève avant la digestion. Les déjections d'animaux et la litière pour chats sont acceptées.

Calgary : le bac vert accepte la nourriture et les déchets verts ensemble, hebdomadaire en été et aux deux semaines en hiver. Seuls les sacs de doublure certifiés compostables ou en papier sont autorisés.

Metro Vancouver : les résidus alimentaires sont bannis de la poubelle, donc le flux des matières organiques est effectivement obligatoire ; bien des bâtiments utilisent des bacs verts ou des goulottes avec du papier souillé d'aliments accepté et le plastique strictement interdits.

Québec : le déploiement du bac brun offre une collecte hebdomadaire ou aux deux semaines aux municipalités à travers la province, acceptant habituellement nourriture et feuilles plus matière verte, avec des sacs papier comme doublure standard.

Ottawa : bac vert hebdomadaire avec une liste d'admis large, incluant les déjections d'animaux et la litière pour chats et papier souillé, et doublures en sacs plastiques permises.

Doublures, odeurs et surmonter l'hiver

Un petit bac de cuisine sur le comptoir, vidé tous les deux ou trois jours, est l'installation standard. Là où les doublures sont permises, sacs en papier et journal sont les choix universellement sûrs ; sacs certifiés compostables seulement là où votre ville les nomme. Une feuille de journal au fond du bac absorbe le liquide, et une pincée de bicarbonate de soude élimine les odeurs d'été.

L'hiver est le seul défi canadien : les résidus humides gèlent complètement au bac et les camions ne peuvent plus le vider. Couvrez le fond du bac de journal ou de carton pendant les grands froids, égouttez les résidus humides avant de les mettre dans le bac, et mettez le bac sur son côté si le gel est prévu. En été, congeler viande et poisson dans un sac en papier jusqu'au jour de collecte, et garder le couvercle fermé contre les ratons laveurs — ils sont les véritables inspecteurs du bac vert des banlieues canadiennes.

Où vont les résidus

Le matériel du bac vert est traité selon deux procédés au Canada. Les installations de compostage concassent, criblent et stérilisent le matériel en produits du sol vendus aux fermes, paysagistes et résidents — bien des villes redistribuent le compost fini lors de leurs événements au printemps. Les digéreurs anaérobies fermentent les résidus dans des cuves, captent le méthane comme biogaz pour la chaleur, l'électricité ou le gaz naturel renouvelable, et produisent encore des engrais à partir de ce qui reste. Quoi qu'il en soit les nutriments retournent dans le circuit au lieu de générer des gaz d'enfouissement pendant des décennies — et un rappel gratuit BinMinder s'assure que votre bac est prêt pour chaque collecte hebdomadaire.

Vérifier mes jours de collecte

Les déchets acceptés, les contenants et les modalités de collecte varient selon la localité. Consultez les consignes officielles pour votre adresse.